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Barry Long
Barry Long

𝗟'𝗘𝘁𝗿đ—Č 𝗗đ—Čđ—żđ—żđ—¶đ—ČÌ€đ—żđ—Č đ—čđ—ČÂ đ— đ—źđ˜€đ—Ÿđ˜‚đ—Č

Barry Long – Seule meurt la peur


Il y a trĂšs, trĂšs longtemps, lorsque les ĂȘtres humains n'Ă©taient pas incarnĂ©s dans leur corps physique comme ils le sont aujourd'hui, un homme (ou Ă©tait-ce une femme ?) avait fabriquĂ© un masque merveilleux - un masque qui pouvait avoir plusieurs visages.


Cet homme avait l'habitude de mettre son masque et de s'amuser en accostant soudainement les passants et en observant leurs rĂ©actions. Parfois le masque souriait, parfois il pleurait parfois mĂȘme, il grimaçait et se renfrognait. Ses victimes Ă©taient toujours choquĂ©es Ă  la vue de ce visage tellement extraordinaire, Ă©trange et si peu naturel - mĂȘme lorsqu'il souriait.

Mais que ces personnes rient ou pleurent était sans importance pour notre homme. Tout ce qu'il voulait, c'était l'excitation due à leurs réactions. Il savait que c'était lui derriÚre le masque. Il savait que le farceur, c'était lui - et que la farce était à leurs dépens.


Au début, il sortait avec le masque deux fois par jour. Puis s'habituant à l'excitation que lui procurait cette activité, et en en voulant encore davantage, il commença à le porter toute la journée. Finalement, il n'éprouva plus le besoin de l'enlever - et le garda pour dormir.


Pendant des années, l'homme parcourut le pays en s'amusant derriÚre son masque. Puis, un jour, il s'éveilla avec une sensation qu'il n'avait jamais ressentie auparavant - il se sentait seul, divisé, quelque chose lui manquant.


Bouleversé, il bondit hors de chez lui pour se trouver face à une trÚs belle femme - et en tomba immédiatement amoureux. Mais la femme cria et s'enfuit, choquée par ce visage étrange et effrayant.

"ArrĂȘtez-vous, ce n'est pas moi !" cria-t-il en tordant son masque pour l'arracher. Mais c'Ă©tait lui. Impossible de dĂ©tacher le masque. Il Ă©tait collĂ© Ă  sa peau. Il Ă©tait devenu son visage.

Cet homme, avec son masque fabuleux, fut la premiĂšre personne Ă  entrer dans ce monde malheureux.


Le temps passa. MalgrĂ© sa tĂ©nacitĂ© ct les efforts qu'il dĂ©ploya pour annoncer Ă  tous le dĂ©sastre qu'il s'Ă©tait inflige, personne n'Ă©tait prĂȘt Ă  le croire. D'autant plus que personne n'Ă©tait intĂ©ressĂ© Ă  l'Ă©couter, puisque tout le monde l'avait imitĂ©.

Tous avaient mis leur propre masque - afin de connaitre eux aussi la nouvelle excitation de jouer Ă  ĂȘtre ce qu'ils n'Ă©taient pas. Comme lui, ils Ă©taient tous devenus le masque.


Mais dĂ©sormais quelque chose de pire Ă©tait arrivĂ©. Non seulement ils avaient oubliĂ© la farce et le farceur mais aussi ils avaient oubliĂ© la façon de vivre joyeusement, en tant qu'ĂȘtre sans masque.


Comment l'homme mit finalement fin Ă  cette mascarade et retrouva sa joyeuse façon d'ĂȘtre ? VoilĂ  la conclusion de l'histoire, car toute fable doit avoir une fin heureuse.

Cependant, ce n'est que lorsque vous, lecteur, ĂȘtes joyeux et libre du malheur, maintenant (c'est-Ă -dire Ă  chaque instant), que l'histoire se termine vraiment. Car vous ĂȘtes l'homme ou la femme cachĂ©s derriĂšre le masque.


Le masque que vous portez est votre personnalité.


Regardez-vous dans le miroir de la salle de bains - la voilĂ  qui apparaĂźt.

Observez les grimaces que vous faites. Parfois elles sont approbatrices, le plus souvent désapprobatrices.


Vous avez, de la peine Ă  croire que ce soit vous. Aussi vous regardez-vous dans chaque miroir que vous rencontrez, mĂȘme dans les vitrines des magasins, pour vous rassurer et confirmer qu'il s'agit bien de vous.


Parfois mĂȘme, il vous arrive d'Ă©prouver la sensation Ă©trange et absurde de vouloir arracher votre masque, n'est-ce pas ? Et cela vous arrive plutĂŽt souvent.

Seulement les gens n'ont pas envie d'en parler, car cela semble bĂȘte. Mais est-ce rĂ©ellement si bĂȘte que cela ? - quand vous commencez Ă  ĂȘtre honnĂȘte.


Le plus grand fardeau de votre vie, c'est votre personnalité - la tension liée au fait de simuler. L'entretenir vous pÚse et vous vide de votre vie.


II y a tant de choses que vous rendez responsables de votre sensation de pesanteur et de votre manque d'élan vital. Vous en rejetez, la responsabilité sur votre travail, vos relations, votre régime, vos problÚmes. Et pourtant, c'est votre personnalité qui vous a séparé de votre joie naturelle et de votre vitalité.


C'est votre personnalité qui vous rend inquiet et émotionnel.

Elle est la cause de votre mauvaise humeur, de vos doutes sur vous-mĂȘme.

Elle est la cause de vos dépressions et de vos périodes de misÚre.

Elle brouille votre esprit.

Elle a peur du futur et se sent coupable ou se languit du passé.

Elle se montre dans le présent indifférente, ennuyée et agitée.

Elle constitue l'ombre insoupçonnée qui se glisse entre vous et votre partenaire.

Elle est l'astuce, la ruse dans le regard.

Elle est à la recherche de toutes sortes de stimulants, bons ou mauvais, qu'ils soient source de dépression ou d'excitation.

Et elle est absolument terrifiĂ©e Ă  l'idĂ©e d'ĂȘtre dĂ©masquĂ©e et a l'idĂ©e que l'on dĂ©couvre combien elle est fausse et nĂ©faste.


La personnalitĂ© est le visage de la malhonnĂȘtetĂ©.

Est-ce que vous reconnaissez, en vous-mĂȘme, ne serait-ce qu'un seul de ces symptĂŽmes ?


Dans ce cas, vous ĂȘtes prĂȘt Ă  commencer de dĂ©manteler la personnalitĂ©. Je dis "dĂ©manteler" parce que la personnalitĂ© est comme un "manteau", une cape. Pour vous protĂ©ger de la mĂ©chancetĂ© du monde et de la cruautĂ© des gens, vous vous ĂȘtes revĂȘtu du manteau de la personnalitĂ©.


Vous avez fait de la personnalité votre protecteur. Vous lui avez cédé une grande partie de votre autorité. Lorsque vous vous sentez blessé, menacé ou critiqué, la personnalité se précipite immédiatement à votre secours. Elle vous défend avec des mots percutants ou blessants. Parfois sa violence et son insensibilité vous font tressaillir. Mais par la suite, vous en faites votre champion et votre défenseur. Ainsi vous acceptez humblement sa conduite souvent épouvantable et vous l'excusez. Le protecteur rusé, lorsqu'on lui donne le pouvoir absolu, devient le dictateur absolu.


Et vous désespérez de ne jamais pouvoir vous libérer.

La vérité, c'est que vous n'avez pas besoin de cette protection.


La personnalité est comme la brute de l'école à la bande de laquelle vous vous étiez joint par précaution, il y a longtemps.

Alors que vous avez grandi, elle revient pour convaincre que vous avez toujours besoin d'elle. Elle est capable de le faire parce que, sans que vous le sachiez, vous gardez en vous toutes les peines liées à votre passé les vieilles peurs et les blessures de votre enfance, de votre jeunesse et de votre vie d'adulte.

La brute qui reconnait votre peur, ne veut pas vous lĂącher. Et vous ĂȘtes terrifiĂ© Ă  l'idĂ©e de perdre sa protection.


Néanmoins, la personnalité a sa place et son rÎle. Elle est un mauvais maßtre, mais un bon serviteur.

Vous ne pouvez dĂ©sormais plus permettre au serviteur d'ĂȘtre le maĂźtre de votre vie. Il l'a assez gĂąchĂ©e.


Tout ce que vous percevez de dissonant dans le monde est le résultat de la personnalité de quelqu'un.


En fait, le monde lui-mĂȘme a Ă©tĂ© construit par l'ignorance de la personnalitĂ©.

C'est pourquoi le monde est un endroit si cruel, profiteur et malhonnĂȘte, comparĂ© Ă  la beautĂ© et l'intĂ©gritĂ© de la terre et de la nature.

De la mĂȘme façon que la personnalitĂ© se nourrit de vous et Ă©puise vos ressources, le monde Ă©puise les ressources de la terre. Le monde est la personnalitĂ© de la terre.


Je vais d'une part, vous montrer votre vraie nature, celle avec laquelle vous ĂȘtes nĂ© et, d'autre part, votre fausse nature, le fond de votre personnalitĂ©, qui est la source de votre malheur.

Vous verrez sous un jour nouveau comment fonctionne le gĂ©nie de la nature, comment vous vous en ĂȘtes coupĂ© et comment vous pouvez retrouver une façon de vivre en harmonie avec lui.


Je vais vous expliquer comment la personnalitĂ© se dĂ©veloppe, d'oĂč elle vient rĂ©ellement, afin que vous compreniez de quoi il s'agit.

Ce que vous réaliserez graduellement au sujet de la personnalité, c'est "qu'elle n'est pas moi".


Je vais dĂ©crire ce qu'est "moi", le vrai "moi”, l'ĂȘtre qui se trouve derriĂšre le masque et le manteau de la personnalitĂ©.

Vous allez descendre dans votre propre subconscient, lĂ  oĂč rĂ©side la vĂ©ritĂ© en la matiĂšre.

Vous allez dĂ©couvrir en vous-mĂȘme une prĂ©sence accrue d'autoritĂ©.

Vous allez ĂȘtre plus responsable de votre vie, Ă©claircir une fois pour toutes vos relations embrouillĂ©es et gĂ©rer les situations dans lesquelles votre personnalitĂ© vous a conduit.

Vous n'ĂȘtes pas nĂ© avec votre personnalitĂ©.

Vous ĂȘtes nĂ© sans rien. Et vous pouvez vous en rendre compte en regardant un nouveau-nĂ©. Un bĂ©bĂ© est un corps d'amour. Il vient juste de sortir du mystĂšre, cet endroit pratiquement hors du temps qu'est la matrice. VoilĂ  un beau petit corps aux mouvements adorables et Ă  l'apparence douce et fraĂźche. Les gens adorent sentir les bĂ©bĂ©s. Ils les prennent dans les bras et y enfouissent leur nez ; et cela ne sent certainement pas que la poudre de talc. Un bĂ©bĂ© possĂšde une odeur qui n'appartient pas Ă  nos cinq sens. C'est l'odeur psychique de l'innocence. Et cette innocence se trouve encore en vous.

Il y a cependant quelque chose qui manque à un bébé. Malgré toute sa beauté et sa splendeur, il ne peut affronter le monde. Quelqu'un doit penser à sa place et le protéger. Le bébé manque d'expérience de vie.


Devenir adulte ou prendre de l'ùge - ce que nous appelons acquérir de l'expérience - vous l'avez fait. Le corps d'amour du bébé originel est toujours votre corps, mais quelque chose lui est arrivé. II a traversé l'épreuve de la vie.


Ayant acquis l'expĂ©rience de toutes ces annĂ©es, pouvez-vous dire que vous ĂȘtes toujours aussi insouciant qu'un nouveau-nĂ© ?

Etes-vous innocent ? Pouvez-vous dire que vous ĂȘtes, en cet instant, cette candeur que vous Ă©tiez Ă  l'origine ? Si vous ne le pouvez pas, pourquoi ?

Je vous pose cette question Ă  vous, lecteur, l'ĂȘtre qui jadis, Ă©tait un bĂ©bĂ© et qui, maintenant, est un adulte. C'est de vous qu'il s'agit. Je parle de votre expĂ©rience, et ce qui est vrai dans votre expĂ©rience, est la vĂ©ritĂ©. Quel est donc la vĂ©ritĂ© dans votre expĂ©rience ?

Il y a deux maniÚres de répondre. De l'intérieur ou de l'extérieur.

De l'extĂ©rieur, en tenant compte de vos tensions, de vos soucis et de vos problĂšmes, vous pourriez dire : "Non, je me sens blessĂ© par un grand nombre de choses que je connais et dont je me souviens : ma culpabilitĂ©, mes doutes et mes peurs. Parfois je me sens libre, mais dĂšs qu'on me le rappelle, je sais que je ne suis pas innocent et je commence Ă  ĂȘtre inquiet et en souci".

Mais, dans vos moments les plus profonds et les plus calmes, vous pourriez dire :"Oui, je suis innocent". Et ceci est la vérité. Car, quel que soit votre ùge, vous restez, en votre for intérieur, cet enfant plein d'innocence et de douceur que vous étiez. La douceur et l'innocence sont votre nature.

Mais la douceur et l'innocence, Ă  l'instar du bĂ©bĂ©, ne peuvent exister sans protection dans ce monde. Ils vont ĂȘtre piĂ©tinĂ©s, manipulĂ©s, exploitĂ©s, abusĂ©s et maltraitĂ©s.


Comment puis-je rester doux et innocent comme un bébé dans un tel monde ?

Évidemment, vous ne le pouvez pas. Ici, Ă  l'extĂ©rieur, vous ne pouvez pas ĂȘtre ce que vous ĂȘtes Ă  l'intĂ©rieur.

C'est ce qui semble ĂȘtre le cas. Mais la nature, MĂšre Nature fournit naturellement la solution. La solution, c'est l'expĂ©rience.


Vivre signifie acquĂ©rir de l'expĂ©rience. Vous ne pouvez pas vivre sans apprendre les difficultĂ©s du chemin. Comme par exemple, s'il y a du verre sur la route, vous feriez mieux de ne pas marcher dessus pieds nus. Il en est de mĂȘme pour notre merveilleuse nature intĂ©rieure qui est protĂ©gĂ©e par le bon sens que nous avons acquis au travers de notre expĂ©rience.


Mais nous semblons avoir oublié ce bon sens. Dans notre vie émotionnelle, nous ne tenons pas compte de notre expérience si chÚrement acquise.

Continuellement, nous tendons les bras pour embrasser ce qui nous fait mal et nous déchire. Nous cÎtoyons et tolérons des gens manipulateurs, émotionnels, coléreux - des gens blessants. Nous succombons aux exigences égoïstes de leur personnalité et de la nÎtre. Nous permettons d'autres personnalités de se nourrir à nos dépens, comme nous le faisons avec elles. Par des échanges insensés et pervers, nous acceptons de nous exploiter les uns les autres, et nous souffrons tous à tour de rÎle.


Est-ce que vous voulez vraiment vivre avec un partenaire irrité, qui a des demandes émotionnelles ou qui est indifférent ? Bien sûr que non. Votre innocence ne peut entrer en relation avec un amour si destructif (si vous pouvez appeler cela "amour").

Mais vous ne vivez plus Ă  partir de votre innocence et de votre pure expĂ©rience, Ă  partir de l'amour avec lequel vous ĂȘtes nĂ© et du bon sens que vous avez dĂ©veloppĂ©.

Votre personnalité s'est infiltrée entre les deux. Et maintenant, dans votre vie émotionnelle, dans votre vie amoureuse, vous ne savez plus qui est qui, du bon sens ou du saboteur.


Voulez-vous souffrir ? Quelle stupide question. Mais comment expliquez-vous la façon dont vous tolérez la peine que vous infligent votre famille et vos amis ? Comment expliquez-vous votre façon d'attendre que vos amis et ceux que vous aimez tolÚrent vos humeurs misérables ?

Vous excusez cette curieuse façon de vivre ensemble en disant : "Personne n'est parfait. Nous devons tolérer la mauvaise humeur et le malheur des autres".


Mais je vous pose la question : Devez-vous vraiment le faire ? Devez-vous tolĂ©rer les dĂ©pressions, la colĂšre et le malheur des autres ? D'oĂč vous vient cette notion ridicule ?


Je vais vous le dire. Elle vous vient de votre personnalité et de celle des autres. Et elle est complÚtement erronée.

On vous a trompé et vous ne le savez pas. Vous ne vous rendez pas compte que la misÚre, la dépression et le conflit sont aussi satisfaisants pour la personnalité que l'excitation, l'aventure et l'expérience nouvelle.

La personnalité est stimulée de deux maniÚres - avec les hauts et avec les bas.

Ce qui n'est pas le cas pour vous. Naturellement, vous prenez plaisir à la stimulation que représente l'expérience nouvelle et variée, mais, lors de ce processus, votre vraie nature ne veut nuire à quiconque. La personnalité se moque complÚtement de qui est blessé ou de qui souffre, que ce soit vous ou n'importe qui d'autre. L'expérience seule lui suffit.

Tandis que vous, vous voulez bonne ou mauvaise vraiment ce qui est bon pour vous et pour les autres.

C'est parce que, dans votre partie la plus profonde, dans votre innocence, vous ĂȘtes ce qui est bon ; vous ĂȘtes l'amour, l'amour vivant.


L'amour est votre vraie nature. La personnalité est votre fausse nature.


L'amour constitue votre fond.

De cette profondeur Ă©merge votre intelligence. Elle regarde vers l'extĂ©rieur et voit le monde. Avec vos racines fermement plongĂ©es dans !'amour, votre perception de la vie rayonnante de beautĂ© et votre intention de faire du bien, vous ĂȘtes comme une fleur adorable, disponible Ă  tous ceux qui peuvent la voir. Ceci est la vĂ©ritĂ©.

C'est ce que vous ĂȘtes... Ou, en tout cas, c'est ce que vous Ă©tiez avant que votre personnalitĂ© ne prenne possession de vous.


Maintenant vous passez d'un Ă©tat Ă  l'autre. Un jour, vous ĂȘtes affectueux, en paix avec vous-mĂȘme et agrĂ©able. Le lendemain, vous vous ennuyez, vous ĂȘtes dĂ©primĂ©, anxieux ou de mauvaise humeur, et votre entourage en souffre.

Alors, d'oĂč vient cette personnalitĂ© ? Elle provient de votre douleur, de votre douleur Ă©motionnelle.

Alors que vous Ă©tiez en train d’acquĂ©rir de l'expĂ©rience, vous avez, sans le savoir, accumulĂ© Ă©galement de la peine. Vous avez accumulĂ© cette peine petit Ă  petit, en tant que bĂ©bĂ©, enfant, adolescent et adulte.


A chaque fois que vous vous ĂȘtes senti blessĂ© par les autres ou que vous n'avez pas reçu ce que vous vouliez, une Ă©motion douloureuse a surgi et s'est fixĂ©e Ă  celle qui existait dĂ©jĂ .

Une boule de peine liĂ©e au passĂ©, a imperceptiblement grandi en vous. Et c'est Ă  partir de cette peine que s'est formĂ©e votre personnalitĂ© la personne que vous n'ĂȘtes pas.


Vous ĂȘtes amour. Cette personne qui a de la peine, se nomme "peur" : elle a une vision angoissĂ©e et effrayĂ©e du monde, une perception nĂ©gative des choses, et la terreur de souffrir Ă  nouveau. Elle est affligĂ©e par la peine dans le prĂ©sent comme dans le passĂ©.

La peine est le fond de la personnalité


Vous n'avez pas conscience que la peine est prĂ©sente en vous, ou que cette peine est aussi intelligente que vous l'ĂȘtes. Vous ne vous rendez pas compte que la plupart du temps, elle parle et agit Ă  travers vous, cherchant la sĂ©curitĂ© cherchant Ă  plaire aux autres, Ă  ĂȘtre aimĂ©e et acceptĂ©e.


Elle voit le présent à travers le passé. Elle se projette sur les événements du présent, en les considérant comme douloureux alors qu'ils ne le sont pas. Elle gùche automatiquement ce qui est bon.


En voici un exemple : Lorsque vous faites l'amour, votre personnalité, qui a peur et qui recherche le confort pour réduire sa peine, va souvent se manifester pour se joindre au plaisir.

Immédiatement, une ombre va apparaitre sous la forme d'une certaine réserve, d'une raideur ou d'un mot inapproprié et va s`insinuer dans ce qui est bon.

La sensation de bien-ĂȘtre va alors se dissiper ou ĂȘtre dĂ©truite. Avez-vous fait cette expĂ©rience ? Il en est de mĂȘme lorsque vous prenez simplement plaisir Ă  ĂȘtre en compagnie de quel qu'un.


Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  trouvĂ© en agrĂ©able conversation et que, tout Ă  coup, un seul mot gĂąche ou mette un terme Ă  l'harmonie du moment ? C'est l'Ɠuvre de la personnalitĂ©.

Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  trouvĂ© dans la situation oĂč vous vous sentez blessĂ© par ce que quelqu'un dit ? Est-ce que cela n'a pas gĂąchĂ© votre bien-ĂȘtre de l'instant, en vous faisant vous rĂ©fĂ©rer immĂ©diatement Ă  la douleur liĂ©e au fait d'avoir Ă©tĂ© critiquĂ© ou abusĂ© dans le passĂ© ?


Est-ce que vous voyez comment vous transposez le passé dans le présent ?


La nature, dans sa perfection, a sa propre maniÚre d'éliminer la douleur qui a engendré la personnalité. Et ceci explique pourquoi il n'y a ni personnalité ni problÚme dans la nature.


La premiĂšre douleur dans l'existence est celle d'ĂȘtre nĂ©.

Vous Ă©tiez lĂ , comme tous les autres bĂ©bĂ©s mammifĂšres, bien Ă  l'abri dans le ventre de votre mĂšre, immergĂ© dans un flux constant de chaleur aimante qui vous fournissait tout, sans effort : pas besoin de respirer, ni de manger, ni de se rĂ©chauffer, ni de pleurer pour obtenir ce que vous vouliez puis, soudain, vous vous trouvez Ă©jectĂ© dans un monde de sĂ©paration, dans une nouvelle place Ă©trange oĂč rĂšgnent la douleur et un froid contractant, la distance, l'interruption, la faim, ainsi que le besoin incessant de respirer et de communiquer par le son. C'est un choc Ă©norme et traumatisant.

Mais face à ce désastre apparent, MÚre Nature a pris comme d'habitude la relÚve. Tout comme elle avait déjà pris soin de vous lorsque vous étiez dans le ventre de votre mÚre, elle vous a dorénavant fourni le remÚde de l'intérieur de votre propre psyché. Dans le vide causé par le choc au moment de la naissance, la nature a libéré un jet de plasma psychique inconditionnel.


Aujourd'hui, vous appelez cette substance Ă©nergĂ©tique "Ă©motion", mais Ă  ce stade-lĂ , elle Ă©tait la substance de l'amour inconditionnel, l'amour hors du temps. Sa fonction Ă©tait de protĂ©ger temporairement l'organisme du choc crĂ©Ă© par une nouvelle façon de voir le temps s'Ă©couler, auquel il n'Ă©tait pas habituĂ©. Car, dans les premiers moments de choc, comme vous le savez d'aprĂšs votre expĂ©rience d'adulte, le temps, littĂ©ralement, s'arrĂȘte.


Sans cet influx d'amour, cela signifierait la mort Ă  la naissance.

Mais l'amour comble le vide en fournissant d'urgence une sensation de confort, de chaleur ou de continuité. Cela vous rend capable d'aller de l'avant, alors qu'aprÚs le choc d'une telle rupture, la premiÚre pulsion est de vous sentir incapable de poursuivre.


Comme je viens de vous la décrire, la réponse psychique, que la nature apporte à la douleur de la naissance, prend place dans chaque corps animal, pas seulement dans le corps humain.


A l'intérieur du corps de chaque créature, quelque part dans l'abdomen, brûle une flamme psycho-spirituelle. La flamme est constante et comiquement froide, comme les rayons du soleil, qui sont froids avant de traverser la matiÚre. La fonction de la flamme est de consumer le plasma psychique fourni d'urgence.

Ce coussin de sauvetage fait d'amour ou de conscience, appartient au futur, le futur vers lequel l'organisme se dirige en vivant et en évoluant. L'organisme a donc littéralement emprunté du temps et de la sécurité à son propre futur.

La flamme doit consumer le plasma aussi rapidement que possible. La vitesse est essentielle car le "temps futur" n'a évidemment pas de place dans le présent.

Dans le présent, qui signifie présence du corps, il se dégrade immédiatement en émotion, en quelque chose de négatif. Il devient temps écoulé, c'est-à-dire le passé.


Chaque émotion est une réaffirmation du passé.

Et à moins que l'émotion ne soit consumée tout de suite, l'organisme va commencer à vivre dans le passé et dérégler le processus naturel.

La réponse psychique de la nature à un choc se poursuit tout au long de la vie du corps. Par exemple, aprÚs le choc d'une bagarre ou d'une blessure, les animaux ont tendance à chercher un endroit tranquille pour s'allonger et lécher leurs plaies.

Ceci permet à la flamme essentielle, logée dans leur ventre, de consumer, de digérer et de convertir l'émotion, le passé, en présent, ou en présence d'amour ou de conscience.

Cette prise de conscience reconvertie sert ensuite une autre fonction vitale que vous allez reconnaßtre dans votre propre vie. Elle enrichit l'animal de l'expérience qu'il vient de traverser.

L'animal a grandi ou mûri en expérience et à partir de ce moment, il va instinctivement s'y référer pour protéger sa survie d'une maniÚre plus efficace, dans le futur, exactement comme vous le faites lorsque vous l'avez échappé belle. Il existe un vieux proverbe en anglais qui dit : "An old dog for a hard road", Cela signifie qu'un vieux chien plein d'expérience est mieux préparé pour affronter l'avenir.


Ainsi le "temps futur" emprunté sert un but dans le présent.

Tel est le miracle de l'intelligence divine qui conçoit cette existence. Mais l'animal humain gĂąche tout et perturbe l'harmonie divine. Seul l'animal humain s'attache Ă  la douleur de l'Ă©vĂ©nement. L'animal humain pense Ă  la douleur et se retourne vers le passĂ©. La conscience du prĂ©sent est absente, Cela empĂȘche le temps empruntĂ© d'ĂȘtre reconverti en amour dans le prĂ©sent. Car la conscience est la clĂ© de l'harmonie et de la libertĂ©.

Par conséquent, alors que l'animal humain acquiert de l'expérience, il accumule et renforce sa douleur émotionnelle, ce que l'animal ne fait pas. Tous deux s'enrichissent en expérience leur permettant de survivre, mais seul l'humain en souffre émotionnellement.


Pourquoi agissons-nous de la sorte ?

Que nous est-il donc arrivé ?

C'est non seulement ce qui nous est arrivé, mais c'est ce qui nous arrive encore, à nous, et à nos enfants. On nous a tous appris à nous attacher notre douleur. Et c'est ce que nous enseignons à nos enfants. Cela vient en premier lieu de votre mÚre et de votre pÚre, qui vous ont appris cette pratique si peu naturelle, tout comme leurs parents et leurs grands-parents l'avaient fait auparavant. Puis, le reste de la famille, vos amis et la société dans laquelle vous vivez, ont poursuivi cet enseignement.


Aujourd'hui, notre maniÚre de vivre, soi-disant civilisée, est de s'attacher à la douleur du passé et de projeter dans le monde le malaise qui en résulte au travers de notre personnalité.

CivilisĂ©e ? À tout moment, il y a au moins vingt guerres qui font rage sur la planĂšte. La moitiĂ© de la population meurt de faim. Une grande partie de l'autre moitiĂ© est exploitĂ©e par le reste ; et qu'ils habitent une propriĂ©tĂ© privĂ©e ou un taudis, les ĂȘtres humains se tyrannisent mutuellement par des querelles, des disputes, de la malhonnĂȘtetĂ© et du chantage Ă©motionnel. Et tout cela parce qu'au travers de leur personnalitĂ© les gens projettent leur propre douleur sur leurs semblables.


Comme les animaux, vous avez acquis naturellement de l'expĂ©rience. Mais cette accumulation de peine n'Ă©tait pas naturelle. On vous a appris que, pour vivre, il faut souffrir, et que chacun doit ĂȘtre malheureux Ă  ses heures. C'est un mensonge mais vous l'avez cru. Vous l'avez cru parce que chacun Ă©tait malheureux et vous l'avez pris comme exemple de vĂ©ritĂ©.

Mais qui Ă©tait lĂ  pour vous dire le contraire ? MĂȘme les prĂȘtres de JĂ©sus ont proclamĂ© que vous Ă©tiez un pĂ©cheur, une victime. Il n’y avait personne pour dire la vĂ©ritĂ© parce que personne n'Ă©tait lĂ  pour l'entendre. Comme chacun Ă©coutait Ă  travers la douleur de sa personnalitĂ©, il fut facile de croire que l'existence est douloureuse. Ce n'est pas la vie qui est douloureuse, mais bien la personnalitĂ© qui se Projette sur la vie.


Tout le monde vit dans le mensonge. Il y en a qui disent que la vie est bonne, et le jour suivant ils se lamentent parce qu'ils sont dĂ©primĂ©s ou frustrĂ©s. D'autres insultent leurs partenaires et leur famille et agissent de façon cruelle, pour ensuite affirmer qu'ils les aiment. Certains pensent qu’ils sont affectueux alors qu'ils passent la plus grande partie de leur temps Ă  se plaindre et Ă  condamner leurs semblables.

D'autres polluent leurs foyers par leur humeur sombre et maussade et s'attendent Ă  ĂȘtre aimĂ©s et admirĂ©s. Et beaucoup se dissimulent sous un maquillage en faisant de grands sourires en public pour cacher leur malhonnĂȘtetĂ© envers l'amour et la vie.


Les animaux ne souffrent pas. Souffrir, c'est penser rétrospectivement, émotionnaliser les douleurs du passé.

Les crĂ©atures naturelles ne s'attachent pas Ă  leur douleur. Elles sont instinctives. Elles ressentent la douleur physique exactement comme nous la ressentons, mais quand celle-ci s'arrĂȘte, instinctivement, elles la laissent partir.

La différence entre elles et vous, c'est que vous pouvez réfléchir au passé. Vous pouvez demeurer mentalement dans le passé, dans la peine de vos émotions.


Vous possĂ©dez la conscience de vous-mĂȘme, la conscience du passĂ©, ce que les crĂ©atures naturelles n'ont pas. Elles dĂ©pendent de l'expĂ©rience pure du moment mĂȘme - aucun passĂ©, aucune douleur entre les deux.


Un chien maltraitĂ©, peut devenir sauvage ou courber l'Ă©chine. Mais l'animal ne s'arrĂȘte pas mentalement Ă  la douleur, il ne pense pas Ă  l'Ă©vĂ©nement passĂ© ni Ă  la personne qui a causĂ© la douleur. Le chien agit Ă  partir de sa pure expĂ©rience. S'il entend une voix semblable Ă  celle de la personne qui l'a fait souffrir, il va peut-ĂȘtre gronder ou se tapir.


Mais ceci se déroule dans l'instant. Et dÚs que l'événement est passé, le chien retrouve son état naturel.

Les animaux n'ont donc pas de passé, ni de conscience mentale du passé. Et vous n'en avez pas non plus, lorsque vous vous détachez de votre personnalité. Mais dans votre état actuel, vous évoquez le passé et vos émotions, vous vous en souvenez et vous vous y complaisez.


En rĂ©alitĂ©, vous revivez la peine quand il n'y a aucune raison de le faire. Il est possible que vous soyez, seul, dans le confort de votre lit et en mĂȘme temps bouleversĂ© par vos Ă©motions.

De cette façon, vous gardez vivante la peine.

En vous attachant à la douleur émotionnelle du passé et en vous y abandonnant comme à une source d'excitation perverse ou une distraction sans risque, vous vous attachez à cette habitude.

L'attachement à la nicotine ou à l'héroïne n'est pas différent. Si vous continuez à vous adonner à la drogue émotionnelle qu'est la douleur, en y pensant ou en en parlant (en vous y accrochant), vous en deviendrez dépendant. Et c'est précisément ce qui s'est passe.


Restez seul, restez en silence, les yeux fermés, sur une chaise, pendant trois minutes et vous allez commencer à penser au passé. Presque immédiatement, votre pensée va se fixer sur un problÚme ou sur une douleur émotionnelle se passant dans votre vie ou habitant votre mémoire.

Allez-y maintenant. Posez ce livre, fermez les yeux et restez silencieux pendant quelques minutes. Ensuite, revenez Ă  votre lecture.

"Je n’ai pas l'impression de m'accrocher Ă  une quelconque douleur. En fait, je me sens relativement libre et Ă  l'aise." Il est possible que vous disiez cela. C'est la partie consciente, frontale de votre esprit qui parle parlant dans le prĂ©sent.

Mais la douleur, le fond de la personnalité, se trouve dans le passé, dans votre subconscient. Elle se situe en-dessous de ce qui a parlé.

Je dis que la douleur Ă©motionnelle est logĂ©e dans l'abdomen, lĂ  oĂč se trouve Ă©galement la flamme psycho-spirituelle destinĂ©e Ă  la consumer.


Mais vous pourriez dire qu'aucun médecin n'a jamais trouvé cette douleur fondamentale, ni un quelconque signe de cette flamme. Le ventre, l'abdomen, est évidemment ce que vous pouvez percevoir avec vos sens, votre conscience frontale.


Je relÚve ce fait uniquement pour décrire l'endroit tel qu'il est. Mais en réalité, la douleur qui cause vos dépressions, votre mauvaise humeur, votre colÚre et tout le reste, se trouve dans votre subconscient. Elle est complÚtement cachée à votre vue ; mais elle n'est pas cachée à votre expérience.


Quand vous avez jadis entendu qu'un amant vous avait trahi, que quelqu'un que vous aimiez Ă©tait mort ou qu'un objet prĂ©cieux avait Ă©tĂ© volĂ©, oĂč avez-vous ressenti cet Ă©vĂ©nement ? Vous ne l’avez pas ressenti Ă  l'endroit oĂč le mĂ©decin pouvait le trouver.

Vous l'avez ressenti dans votre subconscient, dans cette partie profonde et cachée qui est votre partie émotionnelle.


Il y a deux places dans votre subconscient : l'une qui recĂšle la boule de douleur psychique Ă  partir de laquelle s'est constituĂ©e votre personnalitĂ© effrayĂ©e et malhonnĂȘte, l'autre qui abrite votre flamme spirituelle. Et au-dessus des deux se trouve votre conscience frontale, votre esprit conscient.


Tous les corps aiment ĂȘtre en contact avec cette flamme.

Ainsi, ils recueillent la sensation ou la connaissance de ce qu'est la joie, le bien-ĂȘtre, la lĂ©gĂšretĂ©, l'optimisme, la douceur ou l'amour. Et le mental conscient reflĂšte cet Ă©tat Ă  travers le corps par un visage souriant, un pas lĂ©ger, une harmonie ou une mĂ©lodie dans la voix et dans les actes. Les autres gens aiment ĂȘtre en contact avec un tel corps. Et l'homme ou la femme est en paix ou pleinement satisfait. Mais lorsque l'esprit frontal est connectĂ© Ă  la boule de douleur, fond du passĂ© Ă©motionnel, la rĂ©action du mental et du corps est exactement Ă  l'opposĂ©.


Il existe une différence entre la personnalité et le caractÚre.

DerriÚre chaque personnalité, derriÚre chaque masque, il y a un caractÚre. La plupart des gens ont entendu dire de la part de ceux qui en ont, que les animaux domestiques ont des personnalités bien distinctes.

D'aprÚs eux, c'est ce qui les rend immédiatement reconnaissables - ils sont attachants, amusants, de bonne compagnie. Mais il ne s'agit pas de la personnalité de l'animal ; il s'agit de son caractÚre.


Le caractĂšre est ce que Dieu nous a donnĂ© d'unique. Votre caractĂšre, c'est ce vers quoi vous devez consciemment retourner - le caractĂšre de votre ĂȘtre joyeux qui se trouve derriĂšre votre personnalitĂ©.

Chacun sans exception possÚde un caractÚre. La personnalité l'occulte si souvent et vous prive du plaisir qui lui est lié.

Mais ce caractĂšre adorable ou admirable apparaĂźt lorsque la personnalitĂ© cesse d'ĂȘtre active, lorsque la conscience frontale est directement connectĂ©e Ă  la flamme de l'innocence.


Ainsi l'homme ou la femme paraĂźt sous un jour diffĂ©rent son caractĂšre unique devient un rayonnement et nous nous sentons ravis ou privilĂ©giĂ©s d'ĂȘtre en sa compagnie.


La vie est en mouvement Ă  chaque instant. Le stress de la personnalitĂ© est la consĂ©quence de la terrible contradiction entre la volontĂ© de s'attacher Ă  l'existence alors que la vie que vous ĂȘtes est dans le lĂącher-prise Ă  chaque instant. La vie est un mouvement sans fin.

Chaque chose est, d'une certaine façon, différente aujourd'hui de ce qu'elle était hier.

Pourquoi n'allons-nous pas comme la vie, avec l'amour ou l'allure qui lĂąche prise Ă  chaque instant ?

La rĂ©ponse se trouve dans les deux mots "vie" et "existence". La vie est dans l'existence, mais l'existence n'est pas la vie. La vie est neuve Ă  chaque instant. L'existence devrait Ă©galement ĂȘtre neuve Ă  chaque instant, mais nous nous y accrochons et elle devient douloureuse. Si vous cessez de vous y attacher, vous ĂȘtes la vie neuve Ă  chaque seconde qu'elle contient. Vie et existence s'accordent alors. Et ĂȘtre est joyeux.

L'échange harmonieux entre la vie à l'intérieur et l'existence à l'extérieur dépend de votre capacité à laisser la circulation se faire à l'intérieur de votre psyché.


La personnalité bloque le systÚme psychique qui est, par nature, toujours en mouvement. La personnalité fige l'existence en une image fixe. Nous avons figé les images de nos maisons, de nos possessions, de nos enfants que nous avons faits "nÎtres". Nous nous y attachons, comme s'ils allaient disparaßtre si nous n'agissions pas de la sorte. Tout ceci est dû à l'insécurité de notre personnalité qui craint de perdre son identité si elle ne s'accroche pas.


Nous nous battons donc entre individus ou entre pays pour garder ce que nous avons. Mais telle que nous la voyons autour de nous, au-delĂ  de tous ces gens bien faits de leur personne et de tous leurs problĂšmes personnels, la vie, elle, ne s'attache pas.


La vie est dans le lĂącher prise Ă  chaque instant.


Nous arrivons maintenant Ă  la question fondamentale. Comment pouvez-vous apprendre Ă  lĂącher prise et ĂȘtre dans cette vie neuve Ă  chaque instant ? Comment commencez-vous vivre joyeusement ?

Voici la réponse : vous avez besoin de plus d'énergie. La chose étonnante, c'est que toute l'énergie qui vous est nécessaire, est déjà en vous maintenant. Mais elle est gaspillée par votre personnalité. Il n'y a qu'une quantité d'énergie déterminée dans votre systÚme, dans votre corps.

Elle n'est pas intarissable, mais il y en a suffisamment pour que vous puissiez rĂ©aliser la vĂ©ritĂ©, et retourner Ă  la vie joyeuse au-delĂ  du masque - votre Ă©tat d'ĂȘtre originel, vaste et paisible.

Vous gaspillez l'énergie de votre existence au travers de votre personnalité, au lieu de l'utiliser pour demeurer dans votre réalité. Garder le masque consomme de l'énergie.


Lorsque vous refusez à votre personnalité de se projeter dans votre existence vous gardez votre énergie. Quand il y a suffisamment d'énergie retenue, le masque s'effondre.

Il perd son existence égoïste et indépendante.


Je vais vous montrer comment vous gaspillez cette énergie. Comme vous allez en devenir conscient-en reconnaissant le fait dans votre propre expérience - vous allez commencer à freiner la débùcle. Vous aurez plus d'énergie pour vous attaquer à d'autres habitudes, attitudes et comportements qui vous en font perdre.

Graduellement, vous deviendrez plus conscient, plus responsable et plus authentique.

Votre caractÚre véritable va se révéler et votre personnalité aura moins le contrÎle de votre vie.


Je vais vous donner dix points que vous devez faire ou arrĂȘter de faire. Ils vous permettront de conserver votre Ă©nergie.

Au début, ce sera difficile. Lorsque vous entrerez plus profondément dans le processus, il est possible que vous vous sentiez confus.

La personnalité essaiera toujours de vous embobiner et de vous pousser a abandonner.

Mais continuez : les dix exercices seront toujours là pour vous encourager et pour vous guider.

Votre propre et indéniable expérience vérifiant que cela fonctionne, sera la démonstration de la vérité. Vous remarquerez que vous vous sentez plus léger, plus à l'aise, plus joyeux.

Une nouvelle harmonie commencera à gagner toute votre vie, à l'intérieur comme à l'extérieur.

  • Cessez de parler du passĂ©. La personnalitĂ© vit Ă  partir du passĂ© et se nourrit du penchant que vous avez Ă  raconter votre histoire. Chaque fois que vous vous surprenez Ă  agir de la sorte, arrĂȘtez. Plus vous pratiquez cela, plus cela devient facile. Il est possible que vous perdiez quelques amis qui diront que vous ĂȘtes devenu ennuyeux, que vous ĂȘtes en train de perdre votre personnalitĂ© intĂ©ressante et stimulante. Ce sera lĂ  une indication que vous ĂȘtes sur la bonne voie. Il y aura des moments oĂč vous devrez faire rĂ©fĂ©rence au passĂ©. Afin de vous dĂ©faire de vos vieilles habitudes, tout au dĂ©but, vous devrez ĂȘtre extrĂȘme, c'est-Ă -dire ne plus rien dire qui fasse rĂ©fĂ©rence au passĂ©. Y compris ce qui s'est passĂ© la minute prĂ©cĂ©dente, Ă  moins qu'il y ait une raison purement pratique pour en parler, telle que : "Avez-vous postĂ© cette lettre ?" Ne racontez pas votre si triste histoire. En cessant de parler du passĂ© vous allez finalement vous arrĂȘter de penser au passĂ©. Et ce sera le dĂ©but de la fin des soucis.

  • Soyez vrai avec la situation. Soyez vrai avec la situation et non avec vos prĂ©fĂ©rences et aversions personnelles. La personnalitĂ© se nourrit des oscillations Ă©motionnelles entre ce qui vous plaĂźt et ce qui vous dĂ©plait. Elle utilise la dynamique du pendule pour maintenir son allure. Vous ne pouvez pas ĂȘtre certain de ce qui vous plaĂźt et de ce qui vous dĂ©plait. Au fil des annĂ©es, et avec l'expĂ©rience cela change. Soyez donc vrai avec la situation, avec l’évĂšnement, pas les circonstances que vous avez Ă  regarder en face. Qu'est-ce que la situation exige ? Il est possible que cela ne soit pas ce qui vous convienne personnellement. Par exemple, on vous emploie pour effectuer un certain travail, soyez vrai par rapport a ce qu'on vous paie, et non avec ce qui vous plaĂźt ou vous dĂ©plaĂźt dans ce travail. Si vous persistez Ă  considĂ©rer que votre travail vous dĂ©plaĂźt, soyez vrai avec la situation et dĂ©missionnez, car de toute Ă©vidence vous ne ferez pas du bon travail. Rappelez-vous que la personnalitĂ©, dans de telles circonstances, va prendre plaisir au conflit. Elle veut que vous continuiez Ă  faire un travail qui vous dĂ©plaĂźt car, de cette maniĂšre vous pouvez continuer Ă  vous plaindre et ĂȘtre Ă©motionnel avec vos amis. Cette façon de faire brĂ»le l'Ă©nergie qui devrait ĂȘtre utilisĂ©e pour agir d'une maniĂšre ou d'une autre. Soit vous faites votre travail en cessant de vous plaindre, soit vous dĂ©missionnez. Cela s'appelle ĂȘtre vrai avec la situation. L'action permet toujours Ă  l'Ă©nergie de circuler Ă  nouveau lorsque celle-ci est bloquĂ©e.

  • Cessez d'ĂȘtre malhonnĂȘte. Cessez d'ĂȘtre malhonnĂȘte avec vous-mĂȘme et avec la vie. Chaque fois que vous ĂȘtes fĂąchĂ©, rancunier ou dĂ©primĂ©, cela signifie que vous n'ĂȘtes pas honnĂȘte : vous ne faites pas face Ă  la vie telle qu'elle est. La colĂšre vous emporte parce que vous ne suivez pas votre propre chemin. Au lieu de vous mettre en colĂšre, vous devriez regarder quelle action pratique vous pouvez entre prendre pour contourner l'obstacle. S'il n'y a aucune action pratique que vous puissiez entreprendre, c'est qu'en cet instant votre dĂ©sir est peu rĂ©aliste. Pour ĂȘtre honnĂȘte, vous devez regarder les faits en face et renoncer Ă  vos exigences. Rappelez-vous que le masque de la personnalitĂ© est la malhonnĂȘtetĂ© mĂȘme, Il vous cache le fait qu'aprĂšs l'expĂ©rience trĂšs excitante d'aujourd'hui, il est probable que vous soyez confrontĂ© Ă  un Ă©tat dĂ©pressif les jours qui suivent. Dans les deux cas, la personnalitĂ© y trouve de la satisfaction, et c'est vous qui en payez le prix.

  • Ne parlez que si vous avez quelque chose Ă  dire. La personnalitĂ© est toujours en train de discuter. La discussion consomme une Ă©norme quantitĂ© d'Ă©nergie. Cet exercice va donc vous apprendre Ă  moins discuter. Discuter, c'est parler Ă  propos de quelque chose - argumenter, donner son opinion, spĂ©culer, rationaliser et rĂ©pĂ©ter ce que vous avez entendu. Dans cet exercice vous apprenez la diffĂ©rence qui existe entre "discuter" et "parler". Par exemple : chacun discute Ă  propos de ce que les politiciens devraient faire. Vous ne pouvez pas discuter de ce que les politiciens devraient faire Ă  moins que vous ne fassiez vous-mĂȘme quelque chose pour remĂ©dier Ă  la situation : Ă©crire aux politiciens, leur tĂ©lĂ©phoner ou aller voter. Vous serez alors passĂ© Ă  l'action et vous serez capable de parler Ă  partir de votre propre expĂ©rience. Sinon vous n'ĂȘtes qu'un beau parleur. Seule l'action, ou le fait de parler de ce que vous vivez, est vrai.

  • Cessez de vous plaindre et de condamner les autres. Vous plaindre de votre vie et rendre les autres personnes ou les choses responsables de vos difficultĂ©s, reprĂ©sente l'un des plus grands gaspillages d'Ă©nergie. Quand vous vous surprenez Ă  le faire, arrĂȘtez-vous. La vĂ©ritĂ©, c'est que vous ĂȘtes responsable de votre vie. Et si vous n'ĂȘtes pas responsable, c'est que ce n'est pas de votre vie qu'il s'agit, et ceci est absurde. De mĂȘme, si vous rendez autrui responsable de ce qui vous arrive, vous abandonnez votre responsabilitĂ© en la cĂ©dant Ă  quelqu'un d'autre. Être responsable, c'est ĂȘtre responsable de tout ce qui vous arrive, de tout ce qui se dĂ©roule dans votre vie. En effet, vous devez continuellement faire face Ă  de nouvelles difficultĂ©s, mĂȘme si peut-ĂȘtre elles causĂ©es par d'autres sources semblent avoir Ă©tĂ©. Mais vous devez faire de votre mieux pour les rĂ©soudre. Ainsi va la vie. Vous ne vous plaignez pas quand on vous offre une promotion au travail, n'est-ce pas ? Vous ne condamnez pas votre patron. Vous trouvez que vous l'avez mĂ©ritĂ©, que vos efforts ont Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s. En d'autres termes, vous en acceptez la responsabilitĂ©. Comment pouvez-vous alors refuser d'ĂȘtre responsable de toutes les choses pas aussi bonnes qui vous arrivent ? A nouveau, il s'agit de la personnalitĂ© qui retourne sa veste et qui n'est pas honnĂȘte. Elle prĂ©sente la vie comme elle n'est pas. Et elle s'en tire Ă  bon compte alors que vous continuez Ă  condamner et Ă  vous plaindre. Maintenant, je vous invite Ă  vous dĂ©barrasser de certaines habitudes qui semblent triviales mais qui, nĂ©anmoins, consomment de l'Ă©nergie vitale.

  • ArrĂȘtez de gigoter Ne laissez pas vos doigts tripoter un stylo ou d'autres bibelots. Ne pianotez pas avec vos doigts sur la table. Et particuliĂšrement pour les jeunes hommes : quand vous ĂȘtes assis, ne secouez, ni ne balancez vos jambes. Et ne vous faites pas craquer les doigts.

  • ArrĂȘtez de cĂ©der aux caprices de la bouche. Ne mĂąchez pas du chewing-gum - A moins que cela soit dans l'intention d'en savourer le goĂ»t et pour vous rafraichir la bouche. Crachez-le ensuite, mais s'il vous plaĂźt, pas sur le trottoir (encore une action automatique de la personnalitĂ©). Ne vous lĂ©chez jamais les doigts aprĂšs avoir touchĂ© de la nourriture. Une fois que vous commencez Ă  le faire, cela deviendra une habitude et mĂȘme vos meilleurs amis n'oseront vous le dire. Ne demandez pas Ă  votre partenaire de vous donner Ă  goĂ»ter un morceau de son plat. Soit vous partagez, soit vous commandez le mĂȘme plat pour vous. C'est lĂ  un exemple de l'aviditĂ© de la personnalitĂ© et de son dĂ©sir insatiable de faire des expĂ©riences, doublĂ©e de son absence de responsabilitĂ© pour ce qu'elle veut.

  • Conseils de beautĂ© pour les femmes. Quand vous parlez ou faites une remarque, ne ramenez pas vos cheveux en arriĂšre. Et ne jouez pas avec en faisant des boucles autour du doigt. Si vous portez du maquillage, commencez Ă  arrĂȘter d'en mettre. Cela ne prend pas plus de trois mois pour cesser de penser que vous avez l'air d'un cadavre. Le maquillage, Ă©videmment, est une projection de la personnalitĂ©, un dĂ©guisement, couvrant la terrible vĂ©ritĂ© du masque.

  • En finir avec les banalitĂ©s. Rappelez-vous que la personnalitĂ© dĂ©pend de l'inconscience habituelle. ArrĂȘtez l'habitude durant toute conversation d’utiliser des expressions comme "chĂ©ri", "mon chou", "mon amour", "mon cher ou ma chĂšre", lorsque vous vous adressez Ă  votre partenaire, vos amis ou vos relations occasionnelles. En cas de besoin, utilisez le nom correct de la personne. Lorsque vous vous serez dĂ©barrassĂ© de cette habitude, vous rĂ©aliserez que les mots affectueux se prĂ©sentent naturellement et de façon appropriĂ©e. Mais pour commencer, afin de rompre avec cette habitude, dans le but de devenir conscient de la situation, n'utilisez pas ces termes. Ne flattez pas votre partenaire avec des mots ou des actions mielleuses, quand vous savez que vous avez l'intention d'ĂȘtre malhonnĂȘte, ou que vous avez fait quelque chose qu'il n'apprĂ©cie pas. Au lieu de cela, dites plutĂŽt. Je suis tentĂ© de te flatter parce que je ne veux pas que tu rĂ©agisses Ă  ce que j'ai fait ou Ă  ce que j'ai l'intention de faire". Puis, exprimez-lui honnĂȘtement ce que vous avez fait ou ce que vous ĂȘtes sur le point de faire. La plupart du temps, vous dĂ©couvrirez que vous n'avez plus envie de faire ce que vous aviez programmĂ©, ou alors vous le ferez simplement en acceptant la force de sa dĂ©sapprobation. Au moins, vous aurez Ă©tĂ© honnĂȘte. Et une telle honnĂȘtetĂ© rend le masque moins puissant. Ne dites pas :"Ce que je veux dire, c’est 
" et "Tu sais ?" ainsi que toute autre expression de remplissage. Tous ces mots sont des expressions inconscientes de la personnalitĂ© occidentale, utilisĂ©es dĂ©sormais de façon globale. Et ne dites pas :"Pour ĂȘtre honnĂȘte " parce que cela sous-entend que vous ĂȘtes sur le point d'ĂȘtre malhonnĂȘte ou que vous ĂȘtes habituellement un menteur. De telles phrases n'ont aucune signification rĂ©elle et c'est en fait le masque qui parle.

  • Ne faites pas de grimaces Par exemple, ne froncez pas les sourcils, ne renfrognez pas votre visage ou ne regardez pas au plafond avant de rĂ©pondre Ă  une question. C'est la personnalitĂ© qui feint d'ĂȘtre sĂ©rieuse, sincĂšre ou intelligente et qui fait mine de penser profondĂ©ment. Sachez que la personnalitĂ© est un acteur qui communique au travers de grimaces et autres bouffonneries du visage afin d'affirmer son existence. Plus votre visage reste serein, sans ĂȘtre affectĂ©, plus vous ĂȘtes connectĂ© Ă  votre ĂȘtre.

VoilĂ  les dix exercices que je vous propose.

Pratiquez-les dans votre vie quotidienne durant les douze mois à venir et vous allez lentement vous soustraire à la domination de la personnalité.

Si vous ĂȘtes parent, vous pouvez observer chez vos enfants comment la personnalitĂ© opĂšre et comment le masque se forme. Vous allez voir comment l'enfant en dĂ©veloppement, Ă  quelques mois dĂ©jĂ , commence rĂ©ellement Ă  imiter tout maniĂ©risme empreint de malheur ainsi que les comportements hostiles ou argumentateurs.

Si votre enfant vous voit en train de faire des grimaces pour exprimer que quelque chose vous dĂ©plaĂźt, vous dĂ©goĂ»te, ou pour remporter un dĂ©bat, il va copier vos expressions faciales et votre gestuelle, et ceci mĂȘme sans en ressentir les Ă©motions. En vous imitant portant le masque, il va apprendre Ă  ĂȘtre rĂ©ellement fĂąchĂ© et Ă  ressentir la colĂšre.

Voici un exercice que vous pouvez faire avec de jeunes enfants. Je vous suggĂšre de leur raconter la fable de "L'Homme et le Masque".

Racontez-leur l'histoire telle que je l'ai fait au début de ce chapitre, et écoutez leurs observations sérieusement.

RĂ©pondez honnĂȘtement Ă  leurs questions et donnez-leur tout le temps dont ils ont besoin pour faire leurs commentaires.

L'exercice est conçu pour que vous et vos enfants réalisiez comment fonctionne la personnalité, et comment elle interrompt et gùche l'harmonie du corps, de la famille et de la vie.

Un enfant se couvre de sa personnalitĂ© pour deux raisons fondamentales. La premiĂšre, parce qu'il veut qu'on lui prĂȘte attention ; la deuxiĂšme, parce qu'il veut provoquer une rĂ©action de sympathie envers n’importe laquelle de ses grimaces - exactement comme dans la fable.

Un enfant jouera les saintes nitouches ou les effarouchés en se servant des mimiques et des expressions faciales observées quelque part : dans la famille, à l'école ou à la télévision.

Au dĂ©but, l'enfant ne ressent pas l'Ă©motion inhĂ©rente Ă  ses actes. Mais, encouragĂ© par les adultes, il prend plaisir Ă  leurs rĂ©actions et commence Ă  croire et devenir sa propre performance - exactement comme le farceur qui s'est oubliĂ© lui-mĂȘme.

Rappelez-vous que la personnalité se nourrit de n'importe quelle émotion. Elle se sent tout aussi comblée par la vibration néfaste de la colÚre et de la frustration que par l'excitation et le désir d'en arriver à ses fins.

Voici maintenant un test d'intelligence.

Posez-vous la question suivante, s'il vous plaĂźt : Est-ce que je veux ĂȘtre en compagnie de, vivre avec ou aimer quelqu’un qui est toujours de mauvaise humeur, en colĂšre, impatient, maussade, rancunier ou dĂ©primĂ© ?

Si la réponse est "non", alors la question suivante est : "Comment puis-je croire que quelqu'un accepte de vivre avec moi alors que j'ai ces émotions ?


Barry Long - LĂȘtre derriĂšre le masque
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Texte gracieusement transmis par Pierre-Emmanuel Poot



Pascal Cavin

Thérapeute holistique & Formateur Dorn/Breuss, Agréé ASCA & RME

Praticien BBA «Bye Bye Allergies»Ÿ

Constellations familiales quantiques


Avenue Bois-de-la-Chapelle 89, 1213 Onex (Suisse)




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